« D’un trait de fusain » de Cathy YTAK

{ Écris l’histoire aux couleurs de l’arc-en-ciel }


Présentation de :

« D’un trait de fusain » de Cathy YTAK

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images« 1992. Mary, Monelle, Julien et Sami sont lycéens dans une école d’art. En cours de dessin, leur modèle préféré s’appelle Joos. Il est jeune, libre et beau.

À l’âge des premières expériences amoureuses, l’épidémie de sida s’immisce brutalement dans leurs vies. La plupart des adultes se taisent et semblent ignorer la tragédie. Mary décide de briser le silence, d’affronter le regard de ses parents, de la société, et de s’engager.»

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Mon avis :

Un livre jeunesse qui parle du SIDA, ce n’est pas tous les jours que l’on en croise et pourtant.

« D’un trait de fusain » brise les tabous et nous raconte comment la vie d’un groupe d’adolescents va voir son destin basculer lorsque le SIDA viendra noircir leur page.

Les personnages de ce livre ont chacun une vie bien différente. De Monelle qui tente de gagner en indépendance face à ses parents pour le moins intransigeants et catholiques, en passant par Joos, qui ne devait être qu’un gars de passage, un modèle pour le cours de dessin de nos protagonistes, et qui être reconnu par l’une des filles du groupe auquel il va bientôt se greffer.

L’histoire est vraiment intéressante et touchante, les personnages sont attachants et même si parfois j’ai eu du mal à les différencier les uns des autres, j’ai apprécié le fait de suivre un petit groupe parmi eux.

Le SIDA n’est pas très employé dans la littérature jeunesse et l’auteur de ce livre nous met face à une situation pour le moins difficile car on sait qu’à l’année où se déroule cette histoire, 1992, les recherches médicales et les traitements pour agir et lutter contre le SIDA n’étaient pas vraiment au point où ils en sont aujourd’hui ; pour faire simple, il n’existait aucun traitement.

De simple coucherie en histoire d’amour, nos protagonistes ont chacun leurs expériences et que ce soit une histoire d’un soir ou à répétition, aucune barrière n’existe pour le SIDA si ce n’est LE PRÉSERVATIF, mais notre groupe de jeune n’aurait jamais pensé qu’une seule et unique fois suffirait pour être à son tour atteint du SIDA.


Encore aujourd’hui, la seule protection fiable est LE PRÉSERVATIF ! 


L’histoire nous parle d’amitié, d’amour, d’études aussi puisque notre groupe d’amis est en école d’arts, de sexualité, d’homosexualité, de prévention, de maladie et évidemment de deuil.
Mais on aborde également le thème d’Histoire, de militantisme et de lutte puisque l’on nous raconte comment, au début des années 1990, on ne pouvait rien faire médicalement parlant contre l’épidémie de VIH et comment des groupes et des associations ont vu le jour pour prévenir des risques liés aux relations sexuelles non protégées.

J’ai aimé la façon dont l’auteur nous parle des jeunes, de leur situation et de ce que la maladie, qu’ils soient ou non touché personnellement, change dans leur vie. On change forcément face à ce genre de situation.

La plume de l’auteur est accessible et compréhensible et même si les mouchoirs sont à prévoir, la lecture peut se faire dès l’adolescence.
L’auteur fait de la prévention et entre ces pages, l’adolescent sera face aux risques liés aux relations sexuelles non protégées, ce qui l’incitera, très probablement, à réfléchir et à prendre en compte les conséquences de ses actes futurs.*

conclusion 6

C’est un livre vraiment sympathique où les sujets abordés sont vraiment intéressants et importants. 

L’auteur raconte l’histoire du point de vue d’un groupe d’adolescent, ce qui, je pense, est plus parlant pour les jeunes lecteurs qui peuvent facilement s’identifier à l’un ou l’autre des personnages.

Le thème de la prévention est très bien employé et je suis pour le fait de mettre ce livre entre toutes les mains. 

Voleuse de rêve

Où trouver ce livre :

  • Prix (hors frais de port) : 16.00 euros
  • Broché : 256 pages
  • Date de sortie : 21 septembre 2017
  • Éditeur : Gallimard Jeunesse

-> FNAC – AMAZON <-


 * Ceci n’exclue pas la prévention à la maison ! Il est toujours mieux d’avoir une discussion avec ses enfants dès l’adolescence sur les risques et les moyens de protections !
Par ailleurs, il existe des associations comme le planning familial si vous préférez que ce soit une autre personne qui parle à vos enfants.
Tout comme vous leur dites de mettre la ceinture de sécurité en voiture, dites leur de se protéger lors de rapports sexuels. Il n’y a pas que le risque de se retrouver avec une grossesse non désirée, il y a un réel risque de transmission du VIH et d’autres MST !

 

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